Chambery, la Belle de Savoie

Comme vous le savez, si vous lisez régulièrement nos petites histoires, je suis partie dans les montagnes pour les quelques mois d'été.
Dès que j'en ai l'occasion et que mon travail le permet, j'aime à m'échapper pour aller à la rencontre des beaux paysages que nous offre notre belle France. Si vous vous souvenez, dans une de nos newsletters, je vous avais déjà vanté les villes et le relief de nos superbes côtes bretonnes.

Bref, pour le coup, là ce n'est pas une mer bleue et translucide digne des caraïbes qui s'étend devant moi, mais des monts et des montagnes de basse altitude qui jouent avec des tonalités de verts pour mieux nous séduire.

Donc, nous voilà rendus mon tendre chéri et moi-même dans cette magnifique ville de Chambéry où nous sommes arrivés par le lac du Bourget, qui est le plus grand lac naturel de montagne d'Europe et aussi le héros du fameux poème de Lamartine, "Le Lac" où nous avons laissé notre charmante fille avec ses cousins, que des ados entre 14 et 19 ans, se mélanger avec les petits autour de toboggans infernaux sur les rives d'une plage d'Aix-Les-Bains, je précise parce qu'il ne faudrait pas confondre avec Aix-En-Provence.

le lac du bourget
les 4 sans culs




Donc, ce n'est sans avoir insisté sur cette balade temporelle qui nous emmènera dans les coulisses de la famille du Duché de Savoie, mais notre chère adolescente nous avait déjà perdus lors d'une explication entre les termes de Savoyard et de Savoisien, le deuxième étant le fervent défenseur d'une Savoie libre et indépendante.

Mais je m'égare, je m'égare… Nous arrivons donc en début d'après-midi, sous une chaleur écrasante, près de 33 °C, dans cette ville où, première surprise, nous trouvons une place pour nous garer sous un bel Albizia et à l'ombre. Nous sommes à peine à moins de 200 mètres de la fontaine des éléphants qui se prénomme plus souvent la fontaine des quatre sans culs, non pas les quatre cents culs et qui représente quatre éléphants sortant d'une espèce de boîte mais dont on ne voit que la première partie du corps. Plus célèbre je pense, pour son jeu de mots que pour sa réelle physionomie.

Cette ville est un vrai bonheur pour circuler. Des rues très larges, des places toutes ombragées et spacieuses composent l'ensemble de la vieille ville qui s'est bâtie autour du château des Ducs de Savoie, cette famille qui a défendu jusqu'au bout son patrimoine territorial, identitaire et culturel. Bon, je ne vais pas vous refaire toute l'histoire. Il y des gens qui font cela très bien sur internet. Mais juste pour tous ceux qui ne le sauraient pas, la Savoie est indexée à la France depuis seulement 155 ans. C'est en effet en 1860 que le Duché est partagé entre l'Italie et la France, ce qui vous en conviendrez est assez récent. C'est aussi la ville de Jean-Jacques Rousseau qui bénéficiait d'une belle chaumière sur les hauteurs de Chambéry, qui cela dit en passant ne devait pas être très cool l'hiver quand il fallait allez se ravitailler.


le palais de Chambery
la ville de chambery


Côté shopping, il y a tout ce qu'il faut, de l'enseigne passe partout, comme des commerçants qui proposent leur propre shopping avec des assemblages de pièces très sympa. Une boutique Fleurs Pois et Cie y aurait sa place puisque d'une part, ce ne sont pas les boutiques de lingerie qui manquent, mais surtout, et ce dans toute la région Rhône-Alpes, la morphologie des femmes est très menue. Remarquez, il n'est vraiment pas rare d'en croiser beaucoup sur leur vélo l'été, pédalant sur les routes des cols et l'hiver, avec des skis de skating ou de descente. Bref, toute notre collection de soutiens-gorge en petit bonnet ferait un malheur dans une boutique sur Chambéry, sachant qu'en plus le 100% coton serait lui aussi très apprécié. Mais je m'égare encore, nous verrons cela plus tard…
une place de Chambery

Après trois heures de visite tranquille avec plus la tête vers le ciel que vers nos pieds, ce qui n'a aucune importance puisque cette ville est d'une propreté suissesse, nous sommes partis sur les hauteurs, à la découverte d'un quartier où les maisons m'ont fait penser aux villas biarrotes de notre belle côte Basque, hautes et étroites, sur trois ou quatre niveaux pour contempler la belle Chambéry au pied de la colline.

Voilà, retour en fin d'après-midi près de notre fille, suivi d'une soirée ciné avec un très beau film que je vous recommande : "La femme au tableau".

Je vous embrasse

Caroline