L'hyper-sexualisation et les ados

Après-midi shopping avec ma « Louloute Chérie» de 14 ans, qui ne cesse de s'extasier devant le dernier rouge flashy
de chez « Qui me va bien » et les escarpins de chez « Echasses 12 cm ». Jusqu'au moment où elle « bloque » littéralement devant un string dentelle noir, qui tient plus de l'instrument à corde que de la culotte.
Après une joute verbale de 30 minutes, nous parvenons à un accord. Elle accepte que je lui achète le "tanga » gris perle avec le petit nœud gris foncé.

Je comprends qu'elle ait besoin de se sentir belle et ait envie de ressembler aux plus grandes.
Je sais que les tenues vestimentaires, les attitudes et les comportements sont très codifiés et qu'ils traduisent l'appartenance
à un groupe ou à un autre. 
En tant que parent, je me dois d'être attentive à son image à ce qu'elle renvoie, ce qu'elle ne comprend pas forcément, maiscomme me disait ma chère maman :" A chaque âge  ses plaisirs"..

L'hyper-sexualisation a été au cœur de l'actualité en 2012 à travers le rapport parlementaire « Contre l'hyper-sexualisation,
un nouveau combat pour l'égalité » de Madame Chantal Jouano. Il est décrit par des chercheurs en sciences
de l'éducation comme « un phénomène qui consiste à donner un caractère sexuel à un comportement ou à un produit
qui n'en a pas en soi »
Par exemple, le hip-hop, le modern jazz, le tango, c'est de la danse. A la différence, le twerk, ce n'est pas à proprement parler
de la dance, c'est une exhibition de popotin qui a pour but d'affrioler la gent masculine.
Ceci dit un tango un peu langoureux peut-être aussi très « hot »... Mes grands-parents se sont bien rencontrés
sur cette danse. Mais ça, c'est une autre histoire.

Il faut être conscient des choses et ouvrir le dialogue avec nos enfants. Les hormones travaillent, la télé, internet, les copains, attisent la curiosité. L'hyper-sexualisation n'est pas un danger en lui-même, ce sont les excès et les dérives qui le sont..

Caroline


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