Il parait que nous sommes tous égaux, j'ai comme un gros doute...

caraco capucine
Que faire pendant les vacances, de nos chères têtes blondes, brunes ou rousses ?

Dans trois semaines ce sont les vacances, fini les levers aux aurores, les p'tits déj à la va vite, les cartables qui pèsent trois tonnes, les livres qu'il faut rafistoler pour que cela ne nous "coûte pas un bras" lorsqu'on les rend et surtout, c'est la dernière ligne droite avant les galas de danse, les kermesses et fêtes d'école en tout genre et tous les allers-retours que nous pouvons faire pour nos très chers enfants.

Nous ne sommes pas encore en vacances, mais c'est un peu plus souple que durant l'année scolaire.

Les chanceux
Eux ont la chance d'avoir des parents, les grands-parents de nos enfants, qui habitent à la campagne, en bord de mer ou à la montagne et qui seront ravis d'avoir leur petits- enfants pendant que nous travaillons dans la chaleur et que nous nous levons toujours à la même heure! 

Les enfants des chanceux auront des confitures maison, du pâté et des conserves des récoltes du jardin de l'été précédent ou même des légumes frais ainsi que des œufs pondus la veille. Ils dormiront la fenêtre ouverte dans des draps en coton et n'auront qu'à subir le doux bruit, peut-être, d'un chat huant.
Ils retrouveront leurs copains et copines de l'été précédent, trouveront les filles plus jolies que l'année passée avec leur shorty et caraco avec des petites fleurs et qui se prennent pour des grands reporters..

Ils iront à la pêche avec un bout de ficelle et un bout de bois et rentreront bien après l'heure autorisée. Grand-père et grand-mère seront un peu fâchés, mais avec un sourire dans les yeux. Pendant ce temps, les parents chanceux seront en pré-vacances sans devoirs à surveiller, ni besoin de se prendre la tête pour le dîner, un bon verre de vin avec un peu de melon et de Serrano ou encore meilleur de "Pata Negra".
Les soirées seront douces et longues, pas de "pipi", les dents et au lit". Seulement un homme et une femme qui se retrouvent juste le temps que les enfants ne leur manquent (oui nous sommes un peu maso parfois).

Les pas chanceux
Pas de grands parents qui peuvent accueillir leurs petits-enfants, faute de place, parce qu'ils travaillent ou tout simplement parce qu'ils n'en n'ont pas envie. Alors, suivant les âges, le centre aéré, le foyer des jeunes (quand la ville en a un), la colonie de vacances pour les plus veinards ou à la maison en espérant que nous retrouverons chaque soir un lieu habitable. Mais toujours le dîner à préparer, les lessives, le repassage pour tout le monde, les réveils matinaux pour tous, et, pas de petit dîner tranquille avec sa moitié où l'on peut se retrouver. Pas de sas de décompression autant pour eux que pour nous.

C'est peut-être à cette période-là que je me rends compte de la chance que nous avons toutes, nous les copines Fleurs Pois et Cie, pas loin de la plage ou d'amis qui ont des piscines, avec la forêt de pins pour les ballades au frais et le soir, les planchas que nous accompagnons d'une grande salade dehors avec les amis et les petites routes encore peu fréquentées même l'été où nos chers petits peuvent faire de la bicyclette.

Des petits coins de paradis, il y en a des centaines en France où nos enfants peuvent rester en toute sécurité.
Ma seule crainte pour cet été, c'est que les quatre amies de ma fille qui vont et viennent chaque année confondent les culottes, les boxers, les shorties et les soutiens-gorge de mon stock, destiné aux prises de vue et à la presse, avec leur garde-robe personnelle. Eh oui, que voulez-vous, c'est tellement plus confortable en été les dessous en coton.

Bien et maintenant, du coup, il me reste une semaine pour mettre notre lingerie made in France sous clef.

Bonnes vacances au juilletistes et pour ceux qui bossent, profitez des belles soirées.

Caroline