Le déménagement de Véro

Nous les femmes, la suite ...

Les chaussures qui encombrent nos placards


Lorsque je vous ai laissé la dernière fois, j’en étais rendue à devoir  trier mes chaussures et mes sacs en vue de mon très proche déménagement.
En fait, les chaussures, c’est comme les vêtements : une collection hiver et une collection été sans les cintres mais avec les boîtes. Petite parenthèse concernant la famille cintre car c’est bien d’une famille qu’il s’agit avec le cintre classique, le cintre antidérapant pour éviter de retrouver le gilet parfaitement assorti avec la petite robe du jour en boule et tout froissé au fond de l’armoire, le cintre à pinces pour les jupes et le cintre à pantalon, eh bien, j’en ai rempli deux sacs à gravats. Pourvu qu’ils ne fassent pas des petits dans les sacs…
Mais revenons aux chaussures.  Effet  cumulatif : je suis soigneuse plus comme vous, mon pied a cessé de changer de pointure depuis fort longtemps, plus la chaussure est soumise à la mode entre les bouts pointus, ronds, etc.  les talons aiguilles, carrés, plats et pour finir, il faut en posséder un minimum de paires pour aller avec notre vestiaire. Je me suis donc retrouvée assise par terre cernée de boîtes ouvertes et armée d’un sac poubelle. Là miracle, comme je ne suis pas une fanatique des chaussures, j’ai opté pour "je suis sûre de les remettre, je garde sinon je jette" et pas de pitié pour la vieille paire de mocassins aussi confortable que mes pantoufles. Quant aux boîtes, le minimum indispensable.

Les bijoux, j'adore

Les sacs, c’est un peu comme les chaussures : sacs d’hiver et sacs d’été mais sans les boîtes. Mais là non plus, je ne suis pas une collectionneuse de sacs. Donc, surtout, n’écoutez pas l’homme de ma vie qui prétend le contraire tout en étant quand même bien content de me confier son portefeuille et ses papiers pour ne pas encombrer ses poches. Allez, opération tri des sacs faite.
Par contre, je suis accro aux bijoux, les précieux comme les fantaisies. Bon pour les précieux, comme Fleurs Pois & Cie ne m’a pas encore permis d’avoir la carte de fidélité Cartier ou Van Cleef & Arpels, c’est vite fait. Pour les fantaisies, c’est une autre histoire car comme m’a dit la vendeuse d’une de mes boutiques favorites : "Vous devez en avoir plus que je n’en ai dans la boutique". Franchement, elle a exagéré. Quoique !!!  Je n’en ai après tout qu’un plein carton à chapeau plus ceux que je préfère dans une panière. Non, je ne vous dirai pas la taille de la panière !
Quoi qu’il en soit, le courage m’a fait défaut.  J’ai juste scotché le couvercle de la boîte à chapeau et emporté ma panière bien aimée.  Mes bijoux viennent tous avec moi. Ils sont comme ma lingerieFleurs Pois & Cie. Je ne peux vivre sans même si pour pouvoir tous les porter, il faudrait que j’ai quatre bras comme Vishnou et  neuf têtes comme l’hydre de Lerne d’Hercule. Pour les colliers et pendentifs, un seul cou suffit à condition qu’il soit bien musclé.

Plumbago idéal pour les lumbagos


Et pour finir, mon vieux compagnon de route, mon plumbago à la superbe floraison bleue comme nos culottes en Lily et qu’il était  hors de question de laisser partir dans un camion de déménagement, a eu droit à un voyage dans le coffre de la voiture malgré les protestations de mon cher et tendre étant donné la taille du pot de fleurs. Dommage que toute la vaisselle ait déjà été emballée car je tenais un beau motif de scène de ménage.

Moralités :

  • 1. Je ne me moquerai plus de la mode actuelle des tutos, voire des coachs sur "10 astuces pour faire le tri, comment faire le tri de sa garde-robe,  etc."
  • 2.       Si vous voulez devenir expert ou experte en sacs poubelle, déménagez.
  • 3.       Même chose si vous voulez battre le record du monde de vitesse de montage de cartons.
  • 4.       J’envisage d’aménager mon futur logis à la mode japonaise avec un futon et 4 coussins.
  • 5.       J’ai économisé quelques séances de gym entre monter et descendre de l’escabeau et soulever ces satanés cartons.

Enfin, un grand merci à toutes les associations qui viennent vous débarrasser gracieusement  de tous ce dont on ne veut plus. Attention, elles ne prennent ni le mari, ni les enfants (je plaisante).


Véronique